1796 Morcellement de l’Italie en de nombreux états indépendants. Et donc d’innombrables frontières à franchie.
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Fin du XVIII° et les deux premiers tiers du XIX° siècle, l’Italieétait encore découpée en un grand nombre d’états, allant de très petites entités à quelques-unes plus considérables.
Toujours est-il que cela obligeait les voyageurs, surtout ceux du Grand Tour, à franchir un nombre excessif de postes frontières.
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Le Grand Tour
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Le Grand Tour était un rituel d’abord répandu au sein de l’aristocratie anglaise, puis dans tout le continent ainsi que dans la haute bourgeoisie et dont l’objet était de couronner l’achèvement de l’éducation des jeunes hommes par une tournée à travers toute l’Europe.
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L’Italie constituait un but particulier de voyage.
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Les jeunes voyageurs devaient ainsi se familiariser avec la culture et les usages de l’étranger et nouer des contacts utiles pour leur vie future.
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Le Grand Tour servait en outre à approfondir les connaissances linguistiques ainsi que l’acquisition d’une aisance générale à l’égard du monde.
Le Trasimène étant pratiquement à cheval sur la frontière entre le Grand Duché de Toscane et les États de l’Église, j’ai recherché des descriptions de voyageurs du passé au sujet des franchissements obligés de ces multiples barrières douanières.
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Pour cela, j’ai recouru à des livres de l’époque, disponibles sur le site Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France.
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Je vous livre ces récits sans les accompagner de commentaires.
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Ils méritent le détour et parlent suffisamment d’eux-mêmes.
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Thème général
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Description générale
des douanes italiennes
1775
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Il est, pour les Souverains, d’autres mines d’argent : les Douanes, qui sont singulièrement incommodes en Italie.
Un amas de petits États coûte beaucoup plus au Voyageur, que la traversée des grands, surtout dans un pays tout coupé de rivières.
Les Souverains, dans leurs Palais, dans leurs maisons de plaisance, dans leur représentation, dans leurs plaisirs, veulent trancher du Monarque.
Forcés de ménager leurs sujets, ils se jettent sur l’Étranger.
Leurs Douanes vous atteignent partout.
Il faut payer, non seulement pour entrer dans leurs États, mais encore pour en sortir.
Dans les auberges, on vous demande votre nom, & vous payez la complaisance qu’on a de l’écrire aux portes des Villes.
Les Commis exercent une maltôte (exaction commise dans la perception d’un droit) qui peut-être n’entre pas dans les coffres du Prince ; mais le Voyageur n’en est pas moins pressuré. On vous propose de vous visiter : vous échappez la visite, en payant.
Vous comptez en être quitte, pas encore.
Le lendemain, on vous attend à la porte du départ, pour la même cérémonie.
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M. l’abbé Coyer, des Académies de Nancy, de Rome & de Londres – Voyages d’Italie et de Hollande – Veuve Duchesne, Librairie, 1775.
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En quittant Turin
1832
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— Je ne saurais quitter l’Italie, sans consigner ici une remarque essentielle.
Tant pis si elle sent un peu la diatribe; ce n’est pas ma faute: amica veritas.
On se tromperait fort si l’on pensait n’y a que de l’agrément à attendre d’un voyage en ce pays.
La police et les douanes suffisent pour désabuser de cette illusion, et les contrariétés sans nombre qu’elles font subir lasseraient la patience de l’homme le plus flegmatique.
…
La douane ne cause pas moins de désagréments que la police.
L’Italie étant un composé de plusieurs petits gouvernements , on ne peut faire plus de vingt lieues sans rencontrer des nuées de douaniers qui assaillent le pauvre voyageur, à-peu-près comme des corbeaux affamés tombent sur leur proie.
On se débarrasse, il est vrai, de leur importune visite, moyennant quelque monnaie ; mais c’est encore un autre abus.
Che volete . signor ? è il nostro dovere ! (Que voulez-vous, Monsieur ? C’est notre devoir!), me disait un douanier, en me tendant la main.
J’aurais perdu mon temps si je lui eusse démontré que son devoir était de faire la visite, et non pas de mendier.
Je lui donnai une petite pièce d’argent , et la visite n’eut pas lieu.
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A. H. Lemonnier – Souvenirs d’Italie – Madame de Bréville, Libraire, 1832, page 412.
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Comparaison entre Toscane
et États pontificaux
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Suite et fin du texte
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Carte du lac Trasimène et des principaux lieux cités.
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Borghetto et la bataille de Trasimène
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« Ecco il Borghetto », dit un de nos rameurs, en nous montrant du geste une tour qui s’élève dans un défilé de la Gualandra, sur la rive lointaine, à gauche de la plage où nous nous sommes embarqués.
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Seule subsiste la tour est du château construit à Borghetto en 1410.
Origine : Luciano Festuccia, The lands and castles of Trasimeno, 1987
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Introduction
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Nos amis de l’ Arbitont présenté sur leur blog, le 2 janvier 2013, la traduction en italien d’un récit en français d’une excursion au lac Trasimène réalisée en juin 1860 par la princesse Maria Alessandrina Bonaparte Valentini et Madame Louise Colet.
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Ce récit est du à la plume de Madame Louise Colet et se trouve dans le second volume de son ouvrage : « L’Italie des italiens», publié en 1862 (pages 209 à 213).
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Louise Colet – ” L’Italie des italiens “, volume 2 – 1862.
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Cela m’a donné l’idée de publier à notre tour ce texte sur notre blog.
Cette publication sera accompagnée de quelques informations complémentaires et se fera en deux parties vu la longueur du texte.
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L’ouvrage peut se télécharger en entier à l’adresse internet suivante :
La découverte de cette ressource exceptionnelle nous a donné l’idée de créerune nouvelle mini-série, intitulée « Voyageurs du passé ».
L’objectif de cette nouvelle mini-série est de publier de temps à autre un texte ou une anecdote extrait de cette base de données anciennes, … pour donner plus de relief temporel à notre perception actuelle du lac Trasimène et de son joyau, l’ Isola Maggiore.
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Extraits du livre“Un an sur les chemins »
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Couverture du livre “Un an sur les chemins (1837) écrit par Victor Lottin de Laval
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En 1834, Victor Lottin de Laval entreprit un voyage en Italie, Sicile, Dalmatie et Illyrie.
Nous ne pouvons qu’être intéressés par sa visite au lac Trasimène.
Il commence à expliquer pourquoi il tenait tant à visiter le lieu de la bataille du lac Trasimène et, en plus, à l’effectuer à pied.